Le mystérieux monde du libre
Par Freeroots, mardi 29 novembre 2005 à 20:51 :: Pourquoi :: #20 :: rss
- ? - Ben oui, le monde du libre !
- C’est un mouvement altermondialiste ?
- Rien à voir… Quoique… en y réfléchissant, y’a un peu de ça…
- Bon, t’expliques où tu gardes ça pour toi !?
- Ah non, ce truc, ça se garde pas, ça se diffuse tellement c’est surprenant. Mais faut commencer par le bon bout. Voyons…
Tiens, imagine que tu veuille acheter un ordinateur. Bon, t’as le choix entre deux grandes catégories.
- Oui je sais, Mac et PC.
- C’est ça. Et ce qui les distingue, c’est comme qui dirait le moteur qui les fait tourner, c’est pas le même.
- Je pige. Windows pour les PC et Mac OS pour les Macs. Ce qu’on appelle le système quoi.
- Exact. Et c’est pas les mêmes logiciels non plus selon que tu as un Mac ou un PC. Word, par exemple, il faut acheter la version faite pour ton ordinateur et ton système. Il marchera pas sur l’autre.
- Ouaip. Et il vaut mieux acheter quoi comme ordinateur ?
- C’est pas la question. Ce qui est intéressant, c’est que 90 % des ordinateurs du monde sont des PC qui tournent avec Windows. Ce système est vendu par Microsoft. Si tu décides d’acheter un PC, tu achètes Windows avec. C’est comme ça. Sinon ça marche pas. Un bon gros monopole bien lucratif pour cette multinationale.
- C’est pas tellement un monde libre ça !
- Attend. Maintenant, imagine : tu vas chez le petit marchand d'ordinateur de ton quartier et tu lui dis : « Je vais vous acheter un PC (ou un Mac), mais vous allez m’enlever le système qui est vendu avec, j’en ai pas besoin et ça me fera toujours 150 € de moins à payer à Microsoft (ou à Apple) ». Et il te répond : « Pas de problème Monsieur ! ». Chez Auchan, par contre, c'est plus compliqué.
- On peut faire ça ? Ca va servir à quoi, il tournera pas ton ordinateur ?!
- Héhé… mais voui on peut ! Les vendeurs posent pas la question, mais c’est sans problème. Et deuxièmement, pour que l’ordinateur marche, on lui installe un autre système, c’est tout. Il n’y a pas que Windows et Mac OS.
- Et elle coûte combien cette merveille ?
- Elle coûte pas. Elle est gratuite, elle s’appelle Linux, et oui elle marche !
- Ben pourquoi si peu de gens le font ?
- Si peu ? Rien qu’en France, des tas de particuliers, de sociétés, et même des administrations, dont des ministères, l’utilisent.
- Et les logiciels ? Puisqu’ils sont spécifiques à chaque système, il en faut qui soient spécialement faits pour Linux, non ?
- Bingo ! Et alors, ces logiciels, ils sont… ? Ils sont… ?
- Introuvables en magasin en tout cas. Jamais vu ces curiosités.
- Dans le mille (t’es doué toi) ! Ils sont introuvables en magasins parce qu’ils sont gratuits. Et il y en a à la pelle. On les trouve sur Internet, comme Linux, ils sont aussi efficaces et élaborés que leurs cousins conçus pour Windows ou Mac OS, et ils sont compatibles avec eux. Ce sont les logiciels libres. En quelques heures, tu peux donc équiper gratuitement ton ordinateur (que tu auras payé 10 à 20 % de moins en ne prenant pas le système inclus d’origine) avec des clones de Word, Excel, Photoshop et autres merveilles que de nombreuses personnes ont illégalement copié sur leur poste à la maison par souci d’efficacité et surtout d’économie.
- T’es en train de me dire que Linux + ces logiciels, c’est légal ? Gratuit et légal ? Impossible ! Je connais pas une boîte qui donnerait des logiciels perfectionnés ayant demandé des centaines d’heures de boulot !
- Bienvenue dans le Monde du Libre, cher incrédule ! Là , on arrive au cœur du sujet, à la grande idée qui m’a poussé à aborder ce thème (et pourtant l’Economie a plutôt tendance à me bassiner d’habitude). Tiens, je prends un exemple : un laboratoire met au point un vaccin contre une saloperie qui tue des milliers de gens. Qu’est-ce qu’il fait ?
- Il dépose un brevet et il vend son truc cher pour se faire un max de bénef.
- C’est ça. C’est le réflexe normal pour tout par les temps qui courent. Un logiciel évolué, c’est pareil. Il est fait dans un langage de programmation qui, assemblé suivant une certaine syntaxe, donne des résultats. Dès qu’il marche, ses programmeurs le brevètent et ils cachent la programmation pour qu’elle soit dure à comprendre et à copier. Pour un logiciel libre, c’est le contraire. Les programmeurs montrent tout, et même ils mettent des commentaires dans leur programmation pour qu’elle soit bien compréhensible et puisse être copiée par d’autres. Et quand c’est prêt, le logiciel, ils le mettent en téléchargement gratuit sur Internet pour que tout le monde puisse en profiter. Ca s'appelle l'Open Source.
- C’est ça, et moi je suis la Calas, et mes copains c’est les Beatles ! Alors les gars ils bossent, ils créent des trucs, ils les donnent et en plus ils expliquent comment on peut faire la même chose !
- Dingue hein !? Il y a une règle : on peut tout prendre, tout copier, mais sauf cas particulier, on ne peut pas vendre. Moi, si je suis programmeur et qu’un logiciel libre m’intéresse, je peux le prendre, y ajouter des nouvelles fonctions, l’améliorer pour mes besoins, ou même complètement le transformer pour en faire tout autre chose, mais je ne dois pas le vendre. Je le remets sur Internet où je l’ai trouvé. C’est comme ça que le principe du logiciel libre (et donc le monde du libre) s’est développé. Un type fait un petit programme qui plaît à un autre qui le prend et l’améliore avant de le reposer pour qu’un troisième s’en empare et le fasse évoluer encore plus ; au bout du compte, ça donne The Gimp (équivalent de Photoshop) ou OpenOffice.org (Word + Excel).
- Et ils vivent comment ces altruistes du monde libre ?
- Il y en a en gros deux catégories. Les passionnés qui font ça par plaisir, des informaticiens qui se détendent comme ça le soir en rentrant chez eux (et ils sont pas tous autistes, j’en connais un qu’est presque normal) ; et d’autres qui bossent là -dessus en étant payés. Prenons une société qui a des programmeurs dans son personnel et qui, à un moment donné, a besoin d’un certain type de logiciel. Soit elle l’achète, avec ses défauts et ses qualités, soit elle prend un logiciel libre proche de ses attentes et elle demande à ses programmeurs de l’adapter exactement à ses besoins. Dès que l’adaptation est terminée, le nouveau logiciel est remis dans le circuit collectif, et l’entreprise continue à l’utiliser. Et si quelqu’un d’autre dans le monde l’a encore amélioré quelques temps plus tard, l’entreprise pourra bénéficier de cette mise à jour. Chouette, non ?
- Mmmh… c’est quand même marginal ce truc. On n’en entend jamais parler.
- Mais si, de plus en plus. T’as pas entendu parler de l’affaire des brevets logiciels cette année ?
- Si… enfin non… j’ai rien compris en fait.
- Pas dur. Les fabricants de logiciels, Microsoft en tête, ont voulu plomber le monde du libre qui leur fait du tort. L’idée, c’était de pouvoir breveter les logiciels ou leurs composantes. Par exemple, le menu déroulant « Fichier » (là où il y a Ouvrir, Enregistrer, Imprimer…), qu’on trouve dans tous les logiciels, aurait pu être breveté. Ca en fait des choses brevetables ça, hein ? Et qui aurait pu acheter tous ces brevets ? Microsoft et sa colossale capacité d’investissement. Résultat, plus personne n’aurait pu mettre le menu « Fichier » dans un logiciel sans payer des droits à Microsoft et consorts. C’était la mort des logiciels libres où tout est bénévole, gratuit et communautaire. Heureusement, ce système devait être approuvé par le biais d’une loi adoptée par les institutions européennes. Et l’Europe a dit non. Mais le monde du libre a tremblé quelques temps.
- Bon, admettons. Mais moi, mon Windows, je l’ai déjà . Alors je vais pas m’amuser à le désinstaller pour mettre Linux à la place, même si je peux avoir plein de logiciels libres et être en règle.
- T’as pas tort… mais t’as pas raison non plus. Parce que maintenant, le principe est tellement évolué que tu peux installer Linux sur un ordi sans désinstaller le système d’origine. Linux est autonome et prend le relais de Windows ou Mac OS si tu lui demande, ça se marche pas dessus. Y’a même des versions de Linux qui tiennent sur un CD et que t’es pas obligé d’installer. Tu mets juste le CD dans le lecteur et hop, te voilà sous Linux. Et si ton CD contient aussi des logiciels libres, tu n'installes rien, et pourtant tout fonctionne.
- Etonnant… je comprends pas pourquoi on est pas au courant de ce genre de chose…
- T’inquiète, on va en parler de plus en plus. Tiens, à la rentrée 2005, le Conseil Régional d’Auvergne (de gauche) a distribué à tous les lycéens un double CD contenant une version de Linux et une foule de logiciels libres. Tu les mettais sur n’importe quel ordinateur, Mac ou PC, et en quelques minutes, tu pouvais tout faire : tableur, traitement de texte, graphisme, photos, mail, surf, tchat et j’en passe.
- Cool.
- Trop bien, hein !?
- Ca déchire grave.
- Ouaip.
- Bon, c’est pas tout ça mais…
- Ho, tu pars déjà ? T’as bien 10 minutes ?
- Nan nan nan, je te connais toi, avec toi, 10 minutes, c’est une heure !
- Deux minutes ! T’as bien deux minutes à m’accorder ?!
- Une minute ! Pas une seconde de plus !
- Patron, deux Guinness !
- Oui je sais, Mac et PC.
- C’est ça. Et ce qui les distingue, c’est comme qui dirait le moteur qui les fait tourner, c’est pas le même.
- Je pige. Windows pour les PC et Mac OS pour les Macs. Ce qu’on appelle le système quoi.
- Exact. Et c’est pas les mêmes logiciels non plus selon que tu as un Mac ou un PC. Word, par exemple, il faut acheter la version faite pour ton ordinateur et ton système. Il marchera pas sur l’autre.
- Ouaip. Et il vaut mieux acheter quoi comme ordinateur ?
- C’est pas la question. Ce qui est intéressant, c’est que 90 % des ordinateurs du monde sont des PC qui tournent avec Windows. Ce système est vendu par Microsoft. Si tu décides d’acheter un PC, tu achètes Windows avec. C’est comme ça. Sinon ça marche pas. Un bon gros monopole bien lucratif pour cette multinationale.
- C’est pas tellement un monde libre ça !
- Attend. Maintenant, imagine : tu vas chez le petit marchand d'ordinateur de ton quartier et tu lui dis : « Je vais vous acheter un PC (ou un Mac), mais vous allez m’enlever le système qui est vendu avec, j’en ai pas besoin et ça me fera toujours 150 € de moins à payer à Microsoft (ou à Apple) ». Et il te répond : « Pas de problème Monsieur ! ». Chez Auchan, par contre, c'est plus compliqué.
- On peut faire ça ? Ca va servir à quoi, il tournera pas ton ordinateur ?!
- Héhé… mais voui on peut ! Les vendeurs posent pas la question, mais c’est sans problème. Et deuxièmement, pour que l’ordinateur marche, on lui installe un autre système, c’est tout. Il n’y a pas que Windows et Mac OS.
- Et elle coûte combien cette merveille ?
- Elle coûte pas. Elle est gratuite, elle s’appelle Linux, et oui elle marche !
- Ben pourquoi si peu de gens le font ?
- Si peu ? Rien qu’en France, des tas de particuliers, de sociétés, et même des administrations, dont des ministères, l’utilisent.
- Et les logiciels ? Puisqu’ils sont spécifiques à chaque système, il en faut qui soient spécialement faits pour Linux, non ?
- Bingo ! Et alors, ces logiciels, ils sont… ? Ils sont… ?
- Introuvables en magasin en tout cas. Jamais vu ces curiosités.
- Dans le mille (t’es doué toi) ! Ils sont introuvables en magasins parce qu’ils sont gratuits. Et il y en a à la pelle. On les trouve sur Internet, comme Linux, ils sont aussi efficaces et élaborés que leurs cousins conçus pour Windows ou Mac OS, et ils sont compatibles avec eux. Ce sont les logiciels libres. En quelques heures, tu peux donc équiper gratuitement ton ordinateur (que tu auras payé 10 à 20 % de moins en ne prenant pas le système inclus d’origine) avec des clones de Word, Excel, Photoshop et autres merveilles que de nombreuses personnes ont illégalement copié sur leur poste à la maison par souci d’efficacité et surtout d’économie.
- T’es en train de me dire que Linux + ces logiciels, c’est légal ? Gratuit et légal ? Impossible ! Je connais pas une boîte qui donnerait des logiciels perfectionnés ayant demandé des centaines d’heures de boulot !
- Bienvenue dans le Monde du Libre, cher incrédule ! Là , on arrive au cœur du sujet, à la grande idée qui m’a poussé à aborder ce thème (et pourtant l’Economie a plutôt tendance à me bassiner d’habitude). Tiens, je prends un exemple : un laboratoire met au point un vaccin contre une saloperie qui tue des milliers de gens. Qu’est-ce qu’il fait ?
- Il dépose un brevet et il vend son truc cher pour se faire un max de bénef.
- C’est ça. C’est le réflexe normal pour tout par les temps qui courent. Un logiciel évolué, c’est pareil. Il est fait dans un langage de programmation qui, assemblé suivant une certaine syntaxe, donne des résultats. Dès qu’il marche, ses programmeurs le brevètent et ils cachent la programmation pour qu’elle soit dure à comprendre et à copier. Pour un logiciel libre, c’est le contraire. Les programmeurs montrent tout, et même ils mettent des commentaires dans leur programmation pour qu’elle soit bien compréhensible et puisse être copiée par d’autres. Et quand c’est prêt, le logiciel, ils le mettent en téléchargement gratuit sur Internet pour que tout le monde puisse en profiter. Ca s'appelle l'Open Source.
- C’est ça, et moi je suis la Calas, et mes copains c’est les Beatles ! Alors les gars ils bossent, ils créent des trucs, ils les donnent et en plus ils expliquent comment on peut faire la même chose !
- Dingue hein !? Il y a une règle : on peut tout prendre, tout copier, mais sauf cas particulier, on ne peut pas vendre. Moi, si je suis programmeur et qu’un logiciel libre m’intéresse, je peux le prendre, y ajouter des nouvelles fonctions, l’améliorer pour mes besoins, ou même complètement le transformer pour en faire tout autre chose, mais je ne dois pas le vendre. Je le remets sur Internet où je l’ai trouvé. C’est comme ça que le principe du logiciel libre (et donc le monde du libre) s’est développé. Un type fait un petit programme qui plaît à un autre qui le prend et l’améliore avant de le reposer pour qu’un troisième s’en empare et le fasse évoluer encore plus ; au bout du compte, ça donne The Gimp (équivalent de Photoshop) ou OpenOffice.org (Word + Excel).
- Et ils vivent comment ces altruistes du monde libre ?
- Il y en a en gros deux catégories. Les passionnés qui font ça par plaisir, des informaticiens qui se détendent comme ça le soir en rentrant chez eux (et ils sont pas tous autistes, j’en connais un qu’est presque normal) ; et d’autres qui bossent là -dessus en étant payés. Prenons une société qui a des programmeurs dans son personnel et qui, à un moment donné, a besoin d’un certain type de logiciel. Soit elle l’achète, avec ses défauts et ses qualités, soit elle prend un logiciel libre proche de ses attentes et elle demande à ses programmeurs de l’adapter exactement à ses besoins. Dès que l’adaptation est terminée, le nouveau logiciel est remis dans le circuit collectif, et l’entreprise continue à l’utiliser. Et si quelqu’un d’autre dans le monde l’a encore amélioré quelques temps plus tard, l’entreprise pourra bénéficier de cette mise à jour. Chouette, non ?
- Mmmh… c’est quand même marginal ce truc. On n’en entend jamais parler.
- Mais si, de plus en plus. T’as pas entendu parler de l’affaire des brevets logiciels cette année ?
- Si… enfin non… j’ai rien compris en fait.
- Pas dur. Les fabricants de logiciels, Microsoft en tête, ont voulu plomber le monde du libre qui leur fait du tort. L’idée, c’était de pouvoir breveter les logiciels ou leurs composantes. Par exemple, le menu déroulant « Fichier » (là où il y a Ouvrir, Enregistrer, Imprimer…), qu’on trouve dans tous les logiciels, aurait pu être breveté. Ca en fait des choses brevetables ça, hein ? Et qui aurait pu acheter tous ces brevets ? Microsoft et sa colossale capacité d’investissement. Résultat, plus personne n’aurait pu mettre le menu « Fichier » dans un logiciel sans payer des droits à Microsoft et consorts. C’était la mort des logiciels libres où tout est bénévole, gratuit et communautaire. Heureusement, ce système devait être approuvé par le biais d’une loi adoptée par les institutions européennes. Et l’Europe a dit non. Mais le monde du libre a tremblé quelques temps.
- Bon, admettons. Mais moi, mon Windows, je l’ai déjà . Alors je vais pas m’amuser à le désinstaller pour mettre Linux à la place, même si je peux avoir plein de logiciels libres et être en règle.
- T’as pas tort… mais t’as pas raison non plus. Parce que maintenant, le principe est tellement évolué que tu peux installer Linux sur un ordi sans désinstaller le système d’origine. Linux est autonome et prend le relais de Windows ou Mac OS si tu lui demande, ça se marche pas dessus. Y’a même des versions de Linux qui tiennent sur un CD et que t’es pas obligé d’installer. Tu mets juste le CD dans le lecteur et hop, te voilà sous Linux. Et si ton CD contient aussi des logiciels libres, tu n'installes rien, et pourtant tout fonctionne.
- Etonnant… je comprends pas pourquoi on est pas au courant de ce genre de chose…
- T’inquiète, on va en parler de plus en plus. Tiens, à la rentrée 2005, le Conseil Régional d’Auvergne (de gauche) a distribué à tous les lycéens un double CD contenant une version de Linux et une foule de logiciels libres. Tu les mettais sur n’importe quel ordinateur, Mac ou PC, et en quelques minutes, tu pouvais tout faire : tableur, traitement de texte, graphisme, photos, mail, surf, tchat et j’en passe.
- Cool.
- Trop bien, hein !?
- Ca déchire grave.
- Ouaip.
- Bon, c’est pas tout ça mais…
- Ho, tu pars déjà ? T’as bien 10 minutes ?
- Nan nan nan, je te connais toi, avec toi, 10 minutes, c’est une heure !
- Deux minutes ! T’as bien deux minutes à m’accorder ?!
- Une minute ! Pas une seconde de plus !
- Patron, deux Guinness !


Commentaires
1. Le dimanche 5 novembre 2006 à 20:00, par DA1L
2. Le mercredi 8 novembre 2006 à 19:09, par Freeroots
3. Le mercredi 8 novembre 2006 à 22:31, par Serge
4. Le mercredi 8 novembre 2006 à 23:26, par Freeroots
5. Le vendredi 10 novembre 2006 à 11:10, par Hds
6. Le vendredi 10 novembre 2006 à 14:31, par Freeroots
Ajouter un commentaire